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mercredi 21 septembre 2016

La Voleuse de Livres

Chronique de Camille. 


La Voleuse de livres.


Auteur : Markus Zusak
Titre Original : The Book Thief
Année de parution : 2005 V.O// 2007 V.F
Éditeur : Pocket 
Traduction : traduit de l'anglais (Australie) par Marie-France Girod
Nombre de pages : 632 pages

Lu en : août 2016


" Pourtant, la punition et la souffrance seraient présentes, tout comme le bonheur. C'était cela, l'écriture. "




Quatrième de couverture :


Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. 
Et, plus rare encore, ceux qui réussissent à éveiller sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. 
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ?
A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidé à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : La Voleuse de livres.

" Comme beaucoup de malheurs, cela commença par l'apparence du bonheur."


Mon avis :

La Voleuse de livres m'a été prêté. Je l'ai lu parce que je voulais m'ouvrir à plus de romans contemporains, à moins de "jeunesse", mais surtout, la seconde guerre mondiale est une période qui m'intéresse et je ne me lasse pas d'en apprendre plus, que ça soit au travers de livres ou d'autres. Quoi qu'il en soit, j'ai lu ce livre en vacances, n'y tenant plus. Non pas qu'il me tentait plus que ça ou même qu'il m'intriguait ; j'ai même tardé à le lire. Mais parce que il fallait que je l'enlève de ma PAL, puis c'était le seul livre qui me restait, je n'avais donc pas tellement le choix. Maintenant laissez-moi vous raconter ce que j'en ai pensé... 

La Voleuse de livres, c'est l'histoire de Liesel Meminger et de ses proches : Hans Hubermann son père adoptif et le seul qu'elle n'ait jamais eu, Rosa sa nouvelle maman qui jure comme un charretier, Max qui lui écrira des histoires, Rudy son ami le plus fidèle... 
Mais ce n'est pas n'importe quelle histoire, non, vraiment, ce n'est pas qu'une simple histoire. C'est l'histoire d'une jeune fille orpheline, d'une voleuse de livres, dans l'Allemagne nazie. Et cette histoire est racontée par la Mort elle-même. 

Le contexte historique est vraiment très intéressant, surtout quand, comme moi, on s’intéresse à l'histoire ou à la période de la seconde Guerre Mondiale. Car, en plus de se retrouver durant cette guerre et d'en apprendre toujours plus, on se trouve non pas en France, ni même dans un camp. On se retrouve en Allemagne, berceau même du nazisme. Et c'est étrange de se retrouver du côté des "méchants". Oui, c'est étrange, c'est intéressant, c'est… déstabilisant.
" Ils étaient français, ils étaient juifs et ils étaient vous". 

Je me suis retrouvée au cours de cette lecture dans un de ces dilemmes que je rencontre à chaque nouveau coup de cœur. J'étais partagée entre l'envie de dévorer le livre, de le déguster, de le terminer, la, maintenant. Puis entre celle d'arrêter, de tout stopper, de respirer, reprendre mon souffle. Parce que je ne voulais pas le terminer, j'avais peur de ce qui pouvait arriver, de ce qui allait se passer. 
Oui, se passer. La Mort est maligne, la Mort ne nous fait pas seulement mijoter, Elle nous cuisine. 

La Mort, narratrice, nous raconte ainsi l'histoire de Liesel. La façon dont l'histoire est racontée, dont les actions sont menées... C'est ce qui m'a plu. 
Exposer la fin, faire durer le suspens, tarder les explications. 
Le puzzle.
Oui, ce puzzle que j'aime tant.
Essayer de deviner, assembler les pièces. 

La Mort est un personnage que j'ai vraiment apprécié, un personnage réfléchi, et attachant. Une narratrice hors-pair, elle s'adresse à nous, elle nous parle de Liesel, elle nous parle d'elle, elle nous parle de la vie, et bien sûr, elle nous parle de la mort. 
" Il y a une différence entre le cœur d'un humain et le mien. Le cœur d'un humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir."

Les protagonistes sont tous recherchés, tous étant une figure bien nette : Hans le père aimant, Rosa la mère avec une bonne personnalité, Rudy le jeune garçon drôle et gentil, Liesel, sa force et sa naïveté, et Max... Des personnages qui sont devenus comme une famille durant la lecture, une famille dont on aime chaque membre, pour lesquels on s'inquiète et on espère le meilleur. " Ces matins là, dans la cuisine, Papa faisait vivre l'accordéon. Cela me paraît juste quand on y pense. Comment sait-on que quelque chose est en vie ? On vérifie qu'il respire." 

La mise en page du livre a aussi son rôle à jouer, durant les différents années où nous suivons Liesel et en fonction des différents événements qu'elle va rencontrer, le livre est découpé en plusieurs parties, et (merci, c'est le livre parfait) en chapitres courts. Il y a aussi des définitions, des Nota Bene, et toutes ces petites choses qui rendent un livre original, toutes ces petites choses qui rendent un livre addictif. 
" UNE DÉFINITION ABSENTE DU DICTIONNAIRE :
Ne pas s'en aller : un acte d'amour et de confiance,
que les enfants savent souvent traduire. "

La Mort nous fait donc suivre Liesel sur plusieurs années, nous grandissons avec elle, nous découvrons avec elle, nous pleurons avec elle. La Voleuse de livres c'est un livre émouvant, c'est un livre passionnant, c'est un livre percutant. 

Je n'avais encore jamais rencontré mon livre préféré, je l'attendais, je pensais que j'aurai un déclic lorsque je le trouverai. Mais pour La Voleuse de livres, c'est venu tout naturellement, je l'ai su dès les premières pages en rencontrant la narratrice et sa façon de s'exprimer, dès que j'ai commencé à suivre Liesel et à connaître son histoire. Dès que je me suis aperçue que mes larmes restaient coincées au coin des yeux mais ne coulaient pas. Je l'ai compris lorsque je refermais le livre pour souffler, reprendre ma respiration, mais que je le ré ouvrais tout de suite après. Et surtout quand j'ai fermé le livre, n'y croyant pas, à la fois si triste et tellement joyeuse. Et quand je suis retournée à la première page, et que j'ai tourné la suivante, et que j'ai compris que le relire là maintenant tout de suite ne me dérangerait pas. Et je m'en rends compte encore maintenant, en écrivant cette chronique, parce que ça m'a donné envie de le recommencer, de le redécouvrir. Oui, c'est bien ça.

Ce livre est un bijoux, et je suis ravie de vous présenter, chers lecteurs, mon livre préféré.  




Si vous avez aimé cette chronique ou que le livre vous a plu :

Elle s'appelait Sarah
Le collier Rouge 

mercredi 29 juin 2016

Une Braise sous la Cendre

Chronique de Camille 


Une Braise sous la Cendre.


Titre original : An Ember in the Ashes
Auteur : Sabaa Tahir 
Langue d'écriture : Anglais USA 
Traduction : par Hélène Zylberait 
Maison d'Edition : PKJ. (Pocket Jeunesse)
Date de parution : 2015 (V.O. et V.F.) 
Nombre de pages : 523 pages
Prix : 18,90€

lu en : avril 2016. 






Quatrième de couverture :


JE VAIS TE DIRE 
CE QUE JE DIS A CHAQUE ESCLAVE 
QUI ARRIVE A BLACKLIFF.

LA RESISTANCE A TENTER DE PENETRER 
DANS L'ECOLE UN NOMBRE
INCALCULABLE DE FOIS.

SI TU TRAVAILLES POUR ELLE,
SI TU CONNAIS SES MEMBRES,
ET MÊME SI TU Y SONGES,
JE LE SAURAI ET JE T'ECRASERAI.

°°°

Autrefois, l'Empire était partagé entre les Erudits,
cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée
redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. 
Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais
quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire
s'expose au pire des châtiments. 
Dans ce monde sans merci, Laia une esclave, et Elias, 
un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté…
et sauver ceux qu'ils aiment. 



 " Blackcliff n'a pas de cimetière. Entre ses murs, tout ce qui reste de ceux qui sont tombés au combat est le vide là où ils ont marché et le silence là où leurs voix retentissaient. "


 " La peur peut être bonne, Laia. Elle peut te maintenir en vie. Mais ne la laisse pas te contrôler. Ne la laisse pas semer le doute en toi. Lorsque la peur prend le dessus, combats-la avec plus puissant qu’elle : ton esprit. Ton cœur. "



Mon avis :

Une braise sous la Cendre est un livre qui me tente beaucoup, et ce depuis sa sortie. Fan de fantaisie et d'aventure, d'autant plus que la maison d'édition PKJ est une de mes maisons d'édition préférées, je le voulais. Je l'ai vu de plus en plus circuler sur instagram, et alors je ne pensais plus qu'à ça : LE LIRE. 
Voilà ce que j'ai pensé de ce roman :

  Nous alternons dans la lecture entre le point de vue de deux personnages : Elias et Laia. La narration étant à la première personne du singulier, on est directement happé par l'histoire, au coeur de la tête de nos deux héros
Elias, qui rêve d'une liberté qu'il n'a jamais connu alors qu'il fait parti des Martiaux, et Laia, une Erudite libre qui va se retrouver enchaînée pour sauver la seule famille qui lui reste. 

Elias : " Le champ de bataille est mon temple.
               La pointe de la lame est  mon prêtre.
               La danse de la mort est ma prière. 
               Le coup fatal est ma délivrance. " 

Laia : " Quelle voix dois-je alors écouter ? Celle de l'espionne ou celle de l'esclave ? 
               Celle de la combattante ou celle de la lâche ?
               Je pensais que la réponse serait simple.
               C'était avant de découvrir la véritable peur. "

  Nous découvrons auprès de Elias et Laia comment fonctionne leur monde, comment sont entrainés les Martiaux et traités les Erudits. L'intrigue, passionnante, faisait que je ne pouvais pas lâcher le livre, je n'arrivais pas à juste le poser. Mais je ne voulais pas le finir non plus. Une Braise sous la Cendre fait parti pour moi des rares livres que j'aime tellement que les lire d'une traite est évident, mais que finir est horriblement douloureux. Ces livres là sont des coup de coeur. Ce livre là est un coup de coeur. 

  Entre découvertes et complots, l'ouvrage est rempli d'actions. En lisant je ne cessais de répéter dans ma tête "j'adore, j'adore, j'adore". 
  La plume de Sabaa Tahir est addictive, et les pensées tellement bien décrites ! Son univers tellement bien construit ! 

  J'ai adoré Laia comme j'ai adoré Elias, qui sont deux personnages coup de coeur. 
Laia est touchante, ambitieuse mais enfant, elle m'a beaucoup plu.
Elias est plus dans le style "blasé", et tellement gentil 
J'ai aussi bien apprécié Keenan, Izzi et Hélène, Hélène qui est pourtant un personnage que je n'aurai pas apprécié dans un autre livre, c'est pour dire. Les protagonistes sont  recherchés et approfondisahhhhhhh, j'adore. 

  Le livre est enfin, surprenant. Quand je dis complots et découvertes, je dis vraiment complots et découvertes. 
JE. VEUX. LA. SUITE. s'il vous plaît. 



Un livre extra que je conseille à tout le monde, et plus particulièrement aux fans de fantaisie et d'aventures, vous ne serez absolument pas déçus ! 

UN ENORME COUP DE COEUR POUR CE LIVRE ! 

(18/35)