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mercredi 21 septembre 2016

La Voleuse de Livres

Chronique de Camille. 


La Voleuse de livres.


Auteur : Markus Zusak
Titre Original : The Book Thief
Année de parution : 2005 V.O// 2007 V.F
Éditeur : Pocket 
Traduction : traduit de l'anglais (Australie) par Marie-France Girod
Nombre de pages : 632 pages

Lu en : août 2016


" Pourtant, la punition et la souffrance seraient présentes, tout comme le bonheur. C'était cela, l'écriture. "




Quatrième de couverture :


Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. 
Et, plus rare encore, ceux qui réussissent à éveiller sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. 
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ?
A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidé à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : La Voleuse de livres.

" Comme beaucoup de malheurs, cela commença par l'apparence du bonheur."


Mon avis :

La Voleuse de livres m'a été prêté. Je l'ai lu parce que je voulais m'ouvrir à plus de romans contemporains, à moins de "jeunesse", mais surtout, la seconde guerre mondiale est une période qui m'intéresse et je ne me lasse pas d'en apprendre plus, que ça soit au travers de livres ou d'autres. Quoi qu'il en soit, j'ai lu ce livre en vacances, n'y tenant plus. Non pas qu'il me tentait plus que ça ou même qu'il m'intriguait ; j'ai même tardé à le lire. Mais parce que il fallait que je l'enlève de ma PAL, puis c'était le seul livre qui me restait, je n'avais donc pas tellement le choix. Maintenant laissez-moi vous raconter ce que j'en ai pensé... 

La Voleuse de livres, c'est l'histoire de Liesel Meminger et de ses proches : Hans Hubermann son père adoptif et le seul qu'elle n'ait jamais eu, Rosa sa nouvelle maman qui jure comme un charretier, Max qui lui écrira des histoires, Rudy son ami le plus fidèle... 
Mais ce n'est pas n'importe quelle histoire, non, vraiment, ce n'est pas qu'une simple histoire. C'est l'histoire d'une jeune fille orpheline, d'une voleuse de livres, dans l'Allemagne nazie. Et cette histoire est racontée par la Mort elle-même. 

Le contexte historique est vraiment très intéressant, surtout quand, comme moi, on s’intéresse à l'histoire ou à la période de la seconde Guerre Mondiale. Car, en plus de se retrouver durant cette guerre et d'en apprendre toujours plus, on se trouve non pas en France, ni même dans un camp. On se retrouve en Allemagne, berceau même du nazisme. Et c'est étrange de se retrouver du côté des "méchants". Oui, c'est étrange, c'est intéressant, c'est… déstabilisant.
" Ils étaient français, ils étaient juifs et ils étaient vous". 

Je me suis retrouvée au cours de cette lecture dans un de ces dilemmes que je rencontre à chaque nouveau coup de cœur. J'étais partagée entre l'envie de dévorer le livre, de le déguster, de le terminer, la, maintenant. Puis entre celle d'arrêter, de tout stopper, de respirer, reprendre mon souffle. Parce que je ne voulais pas le terminer, j'avais peur de ce qui pouvait arriver, de ce qui allait se passer. 
Oui, se passer. La Mort est maligne, la Mort ne nous fait pas seulement mijoter, Elle nous cuisine. 

La Mort, narratrice, nous raconte ainsi l'histoire de Liesel. La façon dont l'histoire est racontée, dont les actions sont menées... C'est ce qui m'a plu. 
Exposer la fin, faire durer le suspens, tarder les explications. 
Le puzzle.
Oui, ce puzzle que j'aime tant.
Essayer de deviner, assembler les pièces. 

La Mort est un personnage que j'ai vraiment apprécié, un personnage réfléchi, et attachant. Une narratrice hors-pair, elle s'adresse à nous, elle nous parle de Liesel, elle nous parle d'elle, elle nous parle de la vie, et bien sûr, elle nous parle de la mort. 
" Il y a une différence entre le cœur d'un humain et le mien. Le cœur d'un humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir."

Les protagonistes sont tous recherchés, tous étant une figure bien nette : Hans le père aimant, Rosa la mère avec une bonne personnalité, Rudy le jeune garçon drôle et gentil, Liesel, sa force et sa naïveté, et Max... Des personnages qui sont devenus comme une famille durant la lecture, une famille dont on aime chaque membre, pour lesquels on s'inquiète et on espère le meilleur. " Ces matins là, dans la cuisine, Papa faisait vivre l'accordéon. Cela me paraît juste quand on y pense. Comment sait-on que quelque chose est en vie ? On vérifie qu'il respire." 

La mise en page du livre a aussi son rôle à jouer, durant les différents années où nous suivons Liesel et en fonction des différents événements qu'elle va rencontrer, le livre est découpé en plusieurs parties, et (merci, c'est le livre parfait) en chapitres courts. Il y a aussi des définitions, des Nota Bene, et toutes ces petites choses qui rendent un livre original, toutes ces petites choses qui rendent un livre addictif. 
" UNE DÉFINITION ABSENTE DU DICTIONNAIRE :
Ne pas s'en aller : un acte d'amour et de confiance,
que les enfants savent souvent traduire. "

La Mort nous fait donc suivre Liesel sur plusieurs années, nous grandissons avec elle, nous découvrons avec elle, nous pleurons avec elle. La Voleuse de livres c'est un livre émouvant, c'est un livre passionnant, c'est un livre percutant. 

Je n'avais encore jamais rencontré mon livre préféré, je l'attendais, je pensais que j'aurai un déclic lorsque je le trouverai. Mais pour La Voleuse de livres, c'est venu tout naturellement, je l'ai su dès les premières pages en rencontrant la narratrice et sa façon de s'exprimer, dès que j'ai commencé à suivre Liesel et à connaître son histoire. Dès que je me suis aperçue que mes larmes restaient coincées au coin des yeux mais ne coulaient pas. Je l'ai compris lorsque je refermais le livre pour souffler, reprendre ma respiration, mais que je le ré ouvrais tout de suite après. Et surtout quand j'ai fermé le livre, n'y croyant pas, à la fois si triste et tellement joyeuse. Et quand je suis retournée à la première page, et que j'ai tourné la suivante, et que j'ai compris que le relire là maintenant tout de suite ne me dérangerait pas. Et je m'en rends compte encore maintenant, en écrivant cette chronique, parce que ça m'a donné envie de le recommencer, de le redécouvrir. Oui, c'est bien ça.

Ce livre est un bijoux, et je suis ravie de vous présenter, chers lecteurs, mon livre préféré.  




Si vous avez aimé cette chronique ou que le livre vous a plu :

Elle s'appelait Sarah
Le collier Rouge 

mercredi 20 avril 2016

Elle s'appelait Sarah

Chronique de Camille,
en lecture commune avec
Le Blog Livre d'Honorine


Elle s'appelait Sarah.

Titre : Elle s'appelait Sarah
Auteur : Tatiana de Rosnay
Titre original : Sarah's Key
Traduction : traduit de l'anglais par Agnès Michau
Date de parution : 2006 V.O/ 2007 pour la traduction française
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 402
Prix : 6,95€



Résumé :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.


Citation :

"Vous savez, Miss Jarmond. Faire revivre le passé n'est pas chose facile. On a toujours des surprises désagréables. La vérité est plus terrible que l'ignorance."


Mon avis :

J'ai vu film il y a environ 1 an, et j'avais été très touchée par l'histoire de Sarah. J'ai appris qu'il y avait un livre et c'est donc une amie de ma mère qui me l'a prêté et j'ai mis environ 1 an également à le sortir de ma PAL. Quand Honorine m'a proposé une lecture commune, j'ai donc pu enfin sortir ce livre de ma PAL, et j'en suis très heureuse ; d'autant plus que c'était une bien chouette lecture commune !

L'histoire alterne entre 1942 et 2002. 
Nous faisons connaissance avec Sarah, une petite fille âgée de 10ans, et de confession juive. Emmenée avec ses parents lors de la Rafle du Vélodrome d'Hiver (d'où l'abréviation "Vel d'Hiv), elle veut à tout prix retrouver son petit frère qu'elle a caché dans le placard de son appartement.
Julia Jarmond est une journaliste de nationalité américaine qui vit en France avec son mari avec qui tout n'est plus comme avant, sa belle-famille, et sa fille qu'elle aime plus que tout. L'Amérique lui manque, et elle est très fatiguée. C'est alors qu'elle va devoir faire des recherches sur le Vel d'Hiv afin de publier un article dessus dans le journal pour lequel elle travaille, le jour de la commémoration de cet événement. 

Julia Jarmond est donc une américaine, maman, âgée de 45 ans. Au début je l'ai trouvée très naïve, très… pleurnicharde. C'est la première fois que je lis un livre dans la peau d'un personnage aussi âgée, et je ne m'attendais pas à tant de fragilité, je crois. 

J'en ai appris beaucoup sur la France à cette période de l'Histoire, pendant l'occupation. Je savais ce qu'était le Vel d'Hiv de nom, je savais à peu près ce qu'il s'était passé. Je savais aussi plus ou moins ce qu'était le régime de Vichy, mais j'ai vu une autre facette de la France peinte dans ce livre. 
Je ne savais pas que le Vel d'Hiv était à l'origine de la déportation d'environ 4000 enfants juifs qui ne sont jamais rentrés chez eux. 
Je ne savais pas que le vel d'Hiv avait détruit autant de familles, autant de gens.
Je ne savais pas que tant de personnes n'avaient pas réagi, n'avaient même pas cherché à comprendre. Et celles qui ont agi, alors elles méritent le plus grand des honneurs.
Oui, Je ne savais pas tout ça.
On décrit tellement la France et ses résistants (que l'on n'admira jamais assez), qu'on oublie que la France était officiellement collaboratrice. Je ne l'ai même pas appris cette année dans le programme de la Seconde guerre mondiale, et je ne connais que très peu de gens qui savent ce qu'est le régime de Vichy. 
"Je me souviens des policiers vous savez. Nos bons vieux policiers parisiens. Nos bons vieux et honnêtes gendarmes. Qui poussaient les enfants dans le bus. Qui hurlaient. Qui donnaient de la matraque." 

Sarah est une petite fille, une personne qui m'a vraiment touchée, toute sa haine et tout ce qu'elle pensait, son histoire m'ont vraiment marqués. J'étais horrifiée par ce qu'elle vivait. J'ai déjà très mal à canaliser mes émotions quand on me parle de génocide, et quand je lis ou voit quelque chose sur la Shoah, je suis transpercée de toutes parts. Mais cette enfant, de 10ans, à qui on doit expliquer.. qui comprend qu'elle ne verra plus ses parents, son chez-soi et qui aura la vie gâchée à tout jamais parce qu'elle a une religion (dont elle doit être fière), parce qu'elle porte une étoile… Je crois qu'il n'y a pas de mot, parce que le plus dur quand je pense à tous ces événements, c'est quand je me dit que ça a réellement existé. 
J'avais déjà été émue par l'histoire de Sarah dans le film, par les images que je voyais et qui me terrifiaient, mais lire ses pensées m'a déchiré le cœur. Voir tout ça, la Shoah, à travers les yeux d'une enfant obligée de grandir trop vite, qui perd son innocence trop tôt… c'est horrible.
"Sa mère lui avait dit qu'il fallait être fière de cette étoile. Fière d'être juive."

Revenons-en au livre en lui-même. Le roman était séparé en deux "parties", et je ne m'y attendais vraiment pas. La première partie finit si brusquement et l'auteur rejoint si magnifiquement bien les deux que l'on est obligé -oui, obligé- de dévorer la seconde partie. Pour comprendre pourquoi est-ce qu'il y a une seconde partie où Sarah disparaît. 
Je savais grâce au film pourquoi, ce qu'elle est devenu après tout ça. Je crois d'ailleurs que j'aurai vraiment pu pleurer si je n'avais pas vu l'adaptation avant, mais je pense que si j'ai pleuré dans le film, dans cette partie, c'est parce que c'était rendu plus émouvant. 

Si j'ai eu donc du mal avec Julia au début du livre où je me languissais de Sarah, et bien dans la deuxième partie j'ai commencé à l'apprécier de plus en plus. J'aimais la suivre et découvrir les éléments de son enquête. 

J'ai ressenti un vide lorsque j'ai fini le livre, aussi bien pour Sarah que pour Julia, qui nous montre que la vie n'est pas un conte de fée, de son côté à elle aussi. 
Mais surtout pour tous ces enfants, ces gens, ces familles qui ont été victimes de la Shoah.
"Zakhor, Al Tichkah. Souviens toi, n'oublies jamais." 

Alors voilà ce que je dirai à Tatiana de Rosnay, comme William le dit à Julia : "Merci de m'avoir tout raconté". 

Un roman émouvant qui fait en apprendre beaucoup sur le positionnement de la France lors de l'occupation allemande et au moment de la Shoah. Un témoignage qu'il ne faut pas oublier. 

jeudi 8 octobre 2015

Le Collier Rouge

Chronique de Camille

Le Collier Rouge


Titre : Le Collier Rouge
Auteur : Jean-Christophe Rufin
Nationalité du livre : Américain (USA)
Titre original : Le Collier Rouge
Nombre de pages : 150
Genre : Historique







Quatrième de couverture :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame... 

Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?


"L'humanité, c'est aussi avoir un idéal et se battre pour lui."
Mon avis :

Alors alors, pourquoi j'ai lu ce livre... En fait, mon meilleur ami et moi sommes dans des classes différentes mais avons la même prof de français, qui nous a donné des livres à lire, mais des livres différents. Tandis que moi j'ai a lire HHhH, mon meilleur ami doit lire Le Collier Rouge. C'est donc ma mère qui a commandé les livres, et quand le Collier rouge est arrivé devant moi et que j'ai vu la quatrième de couverture, je ne me suis dit qu'une seule chose "ce livre à l'air génial". J'ai eu de la chance car, 1) mon meilleur ami déteste lire (abomination venant de lui d'ailleurs, je précise), 2) ce livre est à lire en classe dans 1 mois, 3) ça ne posait aucun problème que je le lise. Voilà donc mon avis :

Un prisonnier, un juge, un chien.
Nous sommes en 1919, la Grande guerre (ou première-guerre mondiale) est fini.
Un chien hurle à la mort en bas d'une prison, où le prisonnier est conscient du fait qu'il soit coupable, et ne veut en rien être libre. Un juge appelé pour comprendre la raison du fait de ce prisonnier, espère pouvoir le libérer.
Mais un mystère plane tout autour...
Qu'a fait ce prisonnier ?

On suit petit à petit l'histoire des deux hommes et de ce chien. Morlac, emprisonné pour on ne sait  quelle raison, et Lantier, le juge qui veut à tout pris le faire sortir. 
Là ce pose directement et dès le début une première question :"Qu'est-ce que Morlac a bien pu faire ?". Une question qui nous suit jusqu'à la fin du livre, et qui fait que je n'ai pas vu les pages tourner, sincèrement, j'ai vraiment été emportée par ce mystère. Parce que voilà, Lantier, sans nous le dire, sait lui pourquoi Morlac se trouve en prison, alors que nous restons sans réponses ; lui cherche quelles sont les raisons de son acte. Il propose toutes sortes d'excuses, peut être était-il ivre ? Est-ce par amour de son chien ? Le prisonnier les refuse pourtant toutes, assumant complètement son geste. Il voulait se faire entendre voilà tout.  MAIS ENFIN, QU'A-T-IL FAIT ? Je me la suis posée à chaque page tournée, je tentais de trouver une réponse à chaque ligne, de décrypter le moindre petit indice... ce que je n'ai pas su faire. Peu à peu alors, Morlac raconte son histoire au juge, prouvant qu'il était tout à fait conscient. Et vous savez comme j'aime ça découvrir peu à peu le passé des personnages, alors j'ai adoré. J'attendais avec impatiente que chaque jour Lantier aille voir Morlac, et je savourais l'histoire. 

Nous suivons aussi Lantier dans l'histoire, il n'y a pas que le prisonnier. On suit même (à la 3ème personne du singulier) plus Lantier que les autres personnages, que nous apercevons, le plus souvent, à travers lui. Il arrive de voyager auprès de quelques autres, mais pas longtemps. Lantier est quelqu'un de très réfléchi, qui n'émet pas de jugement à proprement dit. Il ne se fait pas une idée par l'acte ou la tête du personnage, Lantier lui, il enquête. C'est quelqu'un qui décèle le bien dans le mal et le mal dans le bien. Un personnage que j'ai vraiment beaucoup aimé. 
Morlac aussi est très recherché, très réfléchi. Mais plus que tout très mystérieux. Il veut parler, veut se faire entendre, mais pour dire quoi ? "Ce n'était plus le paysan borné à sa terre mais un homme avide d'espace et d'avenir. Sans entendre ses propos, on aurait pu croire qu'il était fou."
C'est d'autant plus touchant que l'on sent un lien, entre les personnages. Une sorte de fil qui les raccroche, par leurs expériences de la guerre, ce sont tous les deux d'anciens combattants, à une différence près, Lantier reste fidèle à sa nation, tandis que Morlac la recrache. Et c'était intéressant de percevoir le point de vue de chacun, tout en pensant que dans le fond, chacun avait raison à sa façon.

Deux autres personnages font leur apparition (enfin, les principaux autres personnages, il y en a quelques autres), dont le chien, à qui je me suis vraiment beaucoup attachée. C'est vraiment un chien qui a souffert, mais qui est tellement fidèle... j'ai aimé suivre son histoire, avec celle de Morlac, son maître. Il y a aussi Valentine, qui m'a d'abord paru quelqu'un de froid et hautain, mais ensuite, en apprenant et découvrant, je l'ai admiré. 

Donc voilà, ce livre est touchant. Touchant parce que l'on découvre l'histoire des personnages, leurs voyages, au moment de la guerre, ce qui nous fait apprendre, par la même occasion, quelques petites choses sur les conditions de combat de la guerre de 14-18. Celle de Morlac et son chien surtout. Il nous laisse entrapercevoir l'enfer qu'il a vécu. Et il l'explique d'une telle façon, j'ai complètement ressentit l'état dans lequel il voulait mettre son juge en racontant ce qu'il a fait, ce qu'on lui a fait faire. Il dénonce ce qu'il a vécu. Après avoir combattu pour la nation maintenant il veut lui faire scandale, et j'ai compris son geste, tel qu'il l'expliquait. Ils émettaient chacun des avis, que je prenais plaisir à connaître. 

Mais attendez, le mystère n'est pas résolu, c'est bien plus complexe que ça ! Le chien à sa place dans l'affaire, et je me suis vraiment demandé ce qu'il avait pu faire. Qu'est-ce qu'il a fait pour que son chien fasse partie de l'affaire ? "Il avait obéi à sa nature et sa nature n'était pas humaine. C'était la seule excuse qu'il avait. Tandis que ceux qui nous envoyaient au massacre, eux, n'en avait aucune."

A la fin, on se sent de plus en plus proche des personnages, et j'étais de plus en plus passionnée par l'histoire. Et enfin ! Je m'attendais à beaucoup de choses, sauf à ça. J'ai été énormément surprise par la fin, où l'on découvre la réponse à notre question.
Mais ce que j'ai le plus aimé c'est la toute fin, elle est géniale ! Je suis contente de la tournure qu'à prit la fin, je pourrai pleurer de joie, c'est une fin magnifique, simple, mais vraiment... Ah la la.. Une vraie fin. Une fin qui s'arrête. Ça m'avait manqué ! 

La plume de l'auteur nous transporte totalement dans le passé, nous passionne, nous emporte, nous fait réfléchir et voyager. 

Au final un livre que j'ai tout simplement dévoré. 

Un livre que je conseille à ceux qui aiment l'histoire, les voyages dans le temps,
découvrir, et réfléchir.




UN COUP DE CŒUR POUR CE LIVRE !! 

vendredi 6 mars 2015

Cachés

Chronique de Camille, 
en lecture commune avec Capucine du blog Mademoiselle Bouquine.


                                           Cachés.




Auteur: Sharon Dogar
Traducteur: Traduit de l'anglais par Cécile Dutheil de la Rochelle 
Editeur: Gallimard jeunesse
Titre original: Annexed
Année de sortie: 2010 V.O, 2011 V.F.
Prix grand format: 15,00€
Nombre de pages: 296
Genre: historique. 


Résumé :

"Chère Kitty..." Jour après jour, Anne Frank a consigné dans son journal sa vie et celle des clandestins de l'annexe. 
Et si une autre voix venait accompagner la sienne ?


Pour échapper aux percussions nazies,  Peter Van Pels (appelé aussi Peter Van Daan) et ses parents rejoignent la famille Frank dans leur cachette. 
Peter a seize ans. Comment s'habituer dans si peu d'espace ? 
Et il y a Anne, brillante, exaspérante. Anne qui écrit, Anne qu'il aime...
Comment Peter trouvera-t-il la force de survivre dans les camps après l'arrestation des habitants de l'annexe et après leur séparation ? 


Vivre caché aux cotés d'Anne Frank : le récit de Peter, dans l'Annexe et après l'arrestation.
 La voix de Peter nous rappelle celle d'Anne.
Nous ne pouvons qu'être là pour entendre cette histoire inoubliable.


"Le roman de Sharon Dogar est aussi saisissant qu'émouvant. Il a une place d'honneur à tenir à côté du Journal d'Anne Frank."  -Publishers Weekly




Citation :


"Je me lève, je marche, je poursuis. En réalité, je suis toujours mort, par terre, et chaque jours, un morceau de nous meurt. Et nous le laissons mourir. Il nous le faut -pour survivre. 
Bientôt, quelqu'un viendra, me réveillera, et le cauchemars recommencera."


Avis :

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Capucine du blog Mademoiselle Bouquine :), et une lecture commune très sympatique pour ma part ^^ :) -> sa chronique 

-Je devais lire le journal d'Anne Frank en lecture commune quand ce livre c'est retrouvé par hasard entre mes mains alors que je regardais des (mes futurs ^^) livres. La couverture, que je trouve très jolie, et puis j'ai vu inscrit sur cette couverture "l'histoire du garçon qui aimait Anne Frank" . J'ai beaucoup hésité à le prendre au cas où Anne Frank ne me plairait pas, puis je me suis finalement lancée et je ne regrette absolument rien.

Tout d'abord, il s'agit d'une fiction historique. C'est un roman écrit à partir de témoignages et faits historiques réels, mais romancé, et modifiés. L'auteur ne fait qu'une hypothèse de ce qu'aurait pu ressentir Peter dans l'Annexe à partir du journal d'Anne Frank, étant donné que lui, n'a pas pas laissé de journal. Personnellement, j'ai trouvé que c'était une très belle reconstitution de ce que Peter avait vécu et avait pu penser.

Dans ce livre, on est aux côtés de Peter Van Daan (ou Peter Van Pels). On est à ses côtés quand il est cachés dans l'Annexe avec ses parents et les Frank, quand il est déporté. Il nous raconte son histoire, et nous la vivons à travers ses yeux. 

Quand on commence le livre, on est directement plongé au cœur des pensées de Peter, celui de 18 ans, celui qui a été déporté et qui nous raconte ses souvenirs. Le début est déjà extrêmement poignant.
Ensuite, durant toute la première partie L'Annexe il nous raconte sa vie caché derrière la bibliothèque, avec 7 autres personnes, ce qu'il fait, ce qu'il veut, et bien sûr, il nous raconte comment il perçoit les gens avec qui il vit ; Anne, dont il va tomber amoureux. 
Dans la deuxième partie Les Camps il nous raconte sa déportation, comment il va survivre, ce qu'il s'y passe, ce qu'il va voir et subir...

Peter est un personnage attachant, j'ai apprécié sa manière de penser, ses réflexions... On ne peut s'empêcher de voir d'un autre oeil Mr et Mme Van Daan (ou Pels) qui sont si désagréables dans le livre le journal d'Anne Frank, et j'avoue que dans ce livre, avant qu'elle ne mûrisse au niveau caractère, Anne Frank est un personnage qui m'a parût insupportable.  

Bien sûr, Peter est le garçon qui aimait Anne Frank, comme indiqué sur la couverture, pourtant, si j'ai trouvé que ça ressemblait vraiment à une belle romance ( dans le journal d'Anne Frank  c'est vraiment du bel amour...  pour ne pas spoiler ce qui n'en savent rien) ; dans ce livre on avait l'impression qu'ils étaient obligés de s'aimer, et je n'ai pas vraiment trouvé que les sentiments dû à cette romance n'étaient aussi fortement exprimer que dans le journal d'Anne Frank, où l'on a l'impression d'un amour véritable, qui leur est tombé dessus comme ça.

C'est un roman que je trouve plus ouvert sur le côté 2nd guerre mondiale, mais un peu moins sur la vit dans l'annexe, contrairement au journal d'Anne Frank. 
Et si il y a quelque chose qui m'a vraiment plus dans ce livre c'est la conscience de Peter qui s'adresse à nous, lecteurs. Le Peter de 18 ans, qui est dans les camps, qui laisse des commentaires sur ses regrets, ses remords, ce qu'il pense de ses souvenirs au moment où il ùnous les raconte et ou il s'adresse à nous... 

Un livre vraiment émouvant, la fin, comme tout le livre (et surtout la deuxième partie) m'a complètement démoralisée. Un très beau livre, qui nous laisse voir la cruauté humaine, et les conditions atroces dans lesquels ont pu vivre des gens, notamment dans ce livre Anne Frank et les habitants de l'annexe, durant cette guerre. 

Tout dans ce livre est à lire, aussi bien la préface que le prologue, que l'épilogue et la note de l'auteur ; pour ceux qui ne les lisent pas. C'est vraiment intéressant et explicatif, et c'est dommage de louper ça. 

Un livre magnifique, une fiction historique poignante, que je conseille à tous et surtout à ceux qui ont lu Le journal d'Anne Frank. 


jeudi 1 janvier 2015

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Chronique de Pauline


Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre


Titre : Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre
Titre original : between shades of gray 
Auteur : Ruta Sepetys
Traducteur : Bee Formentelli
Date de sortie : 2011
Prix : 14,20 €
Nombre de pages : 432
Editeur : Gallimard, collection les incorruptibles
Genre : réalisme, historique
Citation : 

"On était au fond du gouffre et on avait essayé d’atteindre le ciel."

Quatrième de couverture :


Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais un nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu'elle.



Après plusieurs voyages en Lituanie où elle a interviewé des historiens, des psychologues et des rescapés du Goulag, Ruta Sepetys a écrit ce roman inoubliable, édité dans 42 pays.


Le récit de Lina vous coupera le souffle. Vous n'aurez qu'une envie : faire partager cette histoire aussi terrible qu'exemplaire, qui irradie d'amour et d'espérance. Déjà un classique dans de nombreux pays.

Mon avis :

Ce livre m'a tout de suite attiré, surtout grâce à sa couverture, elle est vraiment splendide! Et comment résister à ce résumé qui donne tout de suite envie de se plonger dans le roman et de découvrir l'histoire de Lina. Alors je n'ai pas résisté et je l'ai emprunté à la bibliothèque.

Je m'attendais à quelques chose de vraiment exceptionnel avec pleins d'émotions fortes et un témoignage poignant. J'ai peut-être attendu trop de ce livre car j'ai été légèrement déçue par la fin mais ça reste une très bonne lecture! Je vais vous expliquer pourquoi :

L'histoire commence pendant la nuit, des gardes du NKVD viennent chez Lina et l'emmène ainsi que sa mère et son petit-frère, dès le début on découvre des personnages attachants. 
J'ai beaucoup aimé Lina, avec son fort caractère et sa détermination sans borne et sa passion pour le dessin et l'art. J'ai également beaucoup apprécié découvrir son petit frère, au fil des pages, on voit les changements que ces événements ont sur lui, on le voit grandir et surtout on le voit malheureusement quitter trop tôt l'enfance pour un monde beaucoup plus dur.

Tout au long du récit, on découvre le long et horrible voyage de Lina ainsi que quelques uns de ses souvenirs. Ces derniers nous permettent de mieux la comprendre et aussi comprendre pourquoi sa famille a été déportée. 

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que tout est très précis et bien décrit, l'auteur nous décrit aussi bien les paysages, les ressenti ou l'ambiance entre les déportés. On sent qu'il y a beaucoup de recherches derrière ce livre et c'était très agréable de pouvoir autant se mettre à la place de Lina. 

L'histoire est vraiment intéressante, elle est très dure parfois, en même temps c'est normal vu ce que vivent les déportés et ce qu'on leur fait endurer. Je me demandais souvent comment peut-on aussi mal traiter des humains? Comment peut-on être aussi cruel et sans coeur? Surtout que cette histoire est basée sur des faits réels ! Heureusement, Ruta Sepetys nous a montré toutes les faces de ce conflits et les raisons, et il y a aussi des gardes du NKVD qui ne sont pas si méchant pour nous rappeler qu'ils aussi humains et qu'ils peuvent avoir de la compassion.

Au début de ma chronique, j'ai dit que j'avais été un peu déçue, la question que vous vous posez sûrement est mais par quoi a-t-elle été déçue?

En fait, ce qui m'a déçu c'est le manque d'émotion, à certain moments j'aurai du ressentir plus d'émotions mais je ne les ai pas ressenties. Cela vient sûrement du style, orienté sur les faits plus que sur le ressenti du lecteur. Voilà, on a mis le point sur ma déception, je m'attendais à lire un livre où je ressentirai beaucoup d'émotions exploitées et j'ai lu un livre qui reporte ce qui c'est passé pendant la déportation des lituaniens avec des émotions. Il y a une nuance. Après je ne peux pas trop en tenir compte dans ma note final car c'est ma faute, j'avais qu'à moins attendre de ce livre! et puis en plus je pleure très rarement en lisant donc je pense que certaines personnes ont ressenti beaucoup plus d'émotions que moi.

J'ai bien aimé le style de Ruta Sepetys, il est très percutant et fluide en plus il y a de très belles métaphores dans ce livre. Celle-ci m'a beaucoup plu : "Ce jour là, je plantai une semence de haine dans mon coeur, jurant qu'elle deviendrait un arbre gigantesque dont les racines les étrangleraient tous." A travers cette phrase, on se rend compte à quel point Lina déteste les Soviétiques et son très fort caractère.

Et ce qui m'a également déçu, c'es la fin, je m'attendais à en découvrir plus et j'aurai préféré connaître l'histoire en entier...

Pour conclure une très belle histoire touchante qui mérite d'être lue et qui nous fait découvrir les horreurs de la guerre et des conséquence sur les personnes. Les personnages attachants et le style percutant vous feront sûrement aimé ce livre !


vendredi 26 décembre 2014

La Demoiselle des Lumières





Chronique de Gabrielle (l'une de nos chroniqueuse honoraire) Pour plus d'infos sur notre équipe, voici l'article qui explique tout : ici

La demoiselle des Lumières Fille de Voltaire 


Auteur : Annie Jay
Éditeur : Hachette Jeunesse
Année de sortie : 2012
Nombre de pages : 282
Prix : 5,90 €
Genre :  Historique

« -Quelle déplorable éducation je vous ai donnée, se plaint régulièrement M. de Voltaire lorsque je déclame mal mon texte au tripot. J’aurais tant aimé faire de vous une vraie demoiselle des Lumières.»




Résumé : 



A dix-sept ans, Marie Corneille quitte Paris pour le château du grand Voltaire. Le philosophe a décidé de l’adopter, elle, une jeune fille sans le sou et sans éducation. Voltaire écrit, donne des bals et des représentations théâtrales. Il veut faire de Marie une demoiselle digne de sa cour : cultivée, spirituelle, gracieuse. Mais la nouvelles élève n’aime pas les tragédies et ne montre pas plus de dispositions pour l’écriture que pour la danse. A moins qu’un beau gentilhomme l’invite!

Mon avis :

J’ai absolument adoré ce livre et j’ai beaucoup de choses à dire dessus.

Je vais commencer par les points négatifs, ce sera le plus court. Tout d’abord la quatrième de couverture laisse à penser qu’il s’agit d’une simple histoire entre deux personnes du 18ème siècle ce qui est complètement faux ! Cette histoire d’amour figure dans le récit mais ce n’est pas le sujet principal du livre. Ce roman raconte plutôt l’histoire d’une jeune fille qui est adoptée par un grand philosophe alors qu’elle ne sait même pas ce qu’est la philosophie ou la littérature. Elle est adoptée par Voltaire simplement grâce à sa parenté éloignée avec Pierre Corneille.
Dès le début, le récit commence avec une histoire de loterie un peu étrange, que la narratrice nous rappelle à chaque fin de chapitre. J’ai mis un certain à comprendre la comparaison avec la loterie et j’ai donc trouvé dommage de ne pas comprendre l’histoire dès les premières pages.

Cependant, j’ai beaucoup apprécié le fait que ce soit une histoire inspirée d’un fait réel, fait que l’auteur nous précise à la cinquième page du livre. Le roman est un journal intime que Marie Corneille aurait pu écrire et toute l’histoire est une sorte de flash-back sur son enfance, sa vie chez M.de Voltaire, etc…

Il y a également beaucoup de dates ou de détails sur son âge ce qui nous permet de nous situer facilement dans la chronologie du récit et de constater l’avancée de l’histoire en fonction de son arrivée chez le philosophe.
Le récit est raconté à la première personne, le narrateur est interne, nous sommes à la place de l’héroïne Marie Corneille ce qui rend les personnages de l’histoire facilement attachants. La jeune fille nous fait partager ses peurs, ses avis et ses déceptions. En effet, elle utilise souvent la 3ème personne du pluriel, ce qui donne l’impression qu’elle s’adresse à nous, qu’elle est en face de nous en train de nous raconter son histoire. Elle nous permet aussi de découvrir et de mieux connaître M. Voltaire dans sa rivalité avec Jean-Jacques Rousseau, dans son rôle lors de l’affaire du procès Calas ou encore dans l’opposition du philosophe à l’Eglise.

Le dernier point positif ne concerne pas le récit mais la couverture du livre. J’ai trouvé l’illustration de la couverture (faite par Sophie Leblanc) très jolie ce qui m’a encore plus donné envie de le lire.

Bref, j’ai a-d-o-r-é ce roman et je vous le recommande vivement ! J’avais décidé de lire ce livre car il parlait du siècle des Lumières et que j’avais besoin de renseignements sur cette période : je n’en ai pas manqué ! Annie Jay est une très bonne romancière historique que j’apprécie beaucoup.

Un excellent roman historique que je conseille à tous ceux qui aime le siècle des Lumières ou qui aiment le roman historique ! 


Ma note: 





Un gros coup de cœur pour ce livre formidable!!! 



Faits réels…
Marie Corneille, arrière-petite-nièce du poète Pierre Corneille, a réellement existé. Née dans la pauvreté, elle devint la fille adoptive de l’écrivain le plus connu de son temps, François-Marie Arouet, dit Voltaire. Le vieux philosophe l’aima comme son enfant.

Marie vit et entendit bien des choses dans la maison du grand homme ! A commencer par le déroulement de l’affaire Calas, cette erreur judiciaire qui bouleversa la France, et qui incita Voltaire à faire le procès de l’Intolérance.